Le 8 mars vu par une étudiante

Hassna Hakouk, étudiante du Cégep de Rimouski et récipiendaire de la bourse Germaine-Santerre pour l’année 2025-2026

 

Le 8 mars vu par une étudiante

Hassna Hakouk, étudiante du Cégep de Rimouski et récipiendaire de la bourse Germaine-Santerre pour l’année 2025-2026

 

Chaque année, le comité du 8 mars du Collège a le plaisir de remettre une bourse de 500 $ à une étudiante en l’honneur de madame Germaine Santerre. Cette femme est une ancienne employée du Cégep de Rimouski ayant contribué à la mise sur pied des Services aux étudiants du cégep. La bourse Germaine-Santerre est remise à des étudiantes qui, malgré des conditions de vie difficiles, savent se montrer fortes et déterminées dans la poursuite de leurs études et la prise en charge de leur avenir.

Pour postuler, les candidates devaient rédiger deux textes. Dans le premier, elles devaient se présenter et décrire leurs conditions de vie difficiles. Dans le deuxième texte, elles devaient proposer une interprétation, réelle ou fictive, du thème de 2026 de la Journée internationale des droits des femmes « Générations deboutte ! ». Nous vous présentons ici le texte thématique de la gagnante. Bonne lecture !

Voici le texte de la récipiendaire, Hassna Hakouk, étudiante à l’AEC en intégration à la profession infirmière au Québec à la formation continue du Cégep de Rimouski : 

Quand j'entends l'expression « Générations deboutte ! », mon esprit se tourne immédiatement vers les visages des femmes qui ont tracé mon chemin. Je pense à ma mère restée au pays, aux femmes de ma terre d'origine et à toutes ces mères immigrantes que je croise quotidiennement à Rimouski. Je vois en elles une force invisible : elles portent le poids de l'exil, des sacrifices et des nuits courtes sans jamais laisser paraître leur épuisement. Elles sont debout pour leurs enfants, car elles savent que leur persévérance est le seul moteur de l'avenir familial. 

Pour moi, être « deboutte », ce n’est pas viser une perfection héroïque. C’est avoir le courage de se lever chaque matin, même quand la fatigue engourdit le corps et que le doute assaille l’esprit. C'est transformer la peur de l'inconnu en une conviction profonde que demain sera plus clément. En choisissant de retourner aux études en soins infirmiers malgré les obstacles, je refuse de me laisser définir par les difficultés. Je choisis d'être un modèle d'action plutôt que de subir le poids des circonstances. 

Les générations « deboutte » représentent cette chaîne de solidarité entre femmes qui tombent, mais qui trouvent toujours la main d'une autre pour se relever. Nous transformons nos blessures et nos déracinements en une force de caractère inébranlable. Aujourd'hui, je me tiens debout et je poursuis mes rêves avec détermination pour une raison simple : je veux que mes deux filles voient que leur mère n'a jamais abandonné. Je reste droite face à l'adversité pour qu'elles puissent, demain, marcher encore plus loin et plus librement que moi.