L’Odoriférant S2E4

Hugo Boulanger, responsable des communications, de la mobilisation et de la gestion interne

 

Le jupon dépasse, j’étais un fan fini de la chronique devenue le temps d’un instant une baladodiffusion Le Spornographe, offerte par les brillants Jean-Philippe Wauthier, Olivier Niquet et Jean-Philippe Pleau (oui, deux Jean-Philippe…), qui parodiait toute la folie médiatique entourant la couverture des Canadiens de Montréal. Semble-t-il que cette émission a toutefois cessé d’exister… à moins qu’une personne technophile parmi vous me fasse la grâce de m’indiquer où le désopilant trio continue de sévir.

Alléluia! J’ai été exaucé et nos amis Jean-Philippe Wauthier et Olivier Niquet reprennent le micro pour nous parler des vraies affaires dans le nouveau balado La journée du Hockey disponible sur Ohdio. Ma chronique demeure toutefois un hommage au défunt Le Spornographe, mais cette nouveauté me donnera la chance de renouveler quelques gags. Un gros merci à tout le monde (personne en fait, je l’ai trouvé moi-même figurez-vous) qui m’ont aiguillé sur cette délicieuse émission.

Bref, cette petite chronique s’inspire largement de ces messieurs en abordant de façon un peu niaise l’actualité relative à notre sport national. Èrre-je?  Fort probablement. Niaise-je? Assurément.

 

Eh là là. Pas facile de tenir une chronique sportive à jour quand les choses évoluent si vite dans le milieu du hockey!  Je ferai tout de même de mon possible pour vous livrer mes états d’âme au sujet de la fin de la saison tout en tentant de demeurer pertinent.

 

La fin de saison

On l’a vu, Canadiens a déjoué la plupart des pronostics et s’est finalement battu pour la première place de la division Atlantique, de loin la plus relevée de la Ligue (faut prononcer Ligne pour être considéré expert) Nationale de Hockey. Je suis personnellement et assidûment l’équipe depuis la saison 1998-1999 et je peux vous certifier que l’édition actuelle du CH est la plus talentueuse qu’il m’ait été donné de voir évoluer. Un premier marqueur de 50 buts depuis la saison 1989-1990 en Cole Caufield (prononcer Cowl Côfile pour être considéré expert), un premier pointeur de plus de 100 points depuis la saison 1985-186 en la personne de Nick « Suzy » Suzuki et un défenseur ayant atteint la marque des 70 points en saison régulière en Lane Hutson. Ma parole! comme le dirait si bien Pierre Houde. Le tout combiné à l’émergence d’un sympathique, mais néanmoins combatif gardien Jakub Dobes (désolé, je ne trouve pas l’accent circonflexe approprié sur mon clavier français…), à l’explosion de Juraj Slafkovski, un attaquant de puissance en puissance et au développement rapide de la jeune recrue Ivan Demidov.

Mais, se pourrait-il que la véritable étoile de cette équipe soit Martin St-Louis? Semble-t-il que c’est lui qui a réussi à :

  • faire de Caufield un joueur plus complet, pas juste un buteur;

  • faire d’Anderson un joueur défensif/un train des plus redouté;

  • faire de Suzuki en attaquant défensif de niveau élite;

  • faire de Demidov un joueur plein d’assurance;

  • faire de Hutson un défenseur dominant malgré sa petite taille;

  • faire de Dach un joueur établi dans la LNH (malgré ses nombreux bobos);

  • faire de Newhook un joueur de second trio et accessoirement un héros;

  • etc., etc.

Bref, l’entraîneur St-Louis tout comme l’homme qui murmure à l’oreille des chevaux semble avoir trouvé la recette pour soutirer le meilleur de ses joueurs, et ce, sans même leur refiler de petits carrés de sucre. Martin est un entraîneur direct, parfois arrogant, mais assurément charismatique et qui a su développer une relation particulière avec ses joueurs, les amateurs et les médias montréalais. Dire qu’il a su accomplir ces exploits sans AUCUNE expérience professionnelle comme entraîneur…

 

Les séries éliminatoires

Sans vouloir vanter le tandem Hughes/Gorton (que l’on surnomme HuGo – ça ne s’invente pas), nous devons souligner l’apport des joueurs qu’ils ont amené dans La Mecque du Hockey : Kirby Dach, Alex Newhook, Philip Danault, Zachary Bolduc, Alexandre Texier, Alexandre Carrier et Joseph Veleno. Ces héros obscurs ont su briller au bon moment et ainsi pallier le manque d’offensive d’ordinaire généré par les membres du premier trio du moins, au cours des deux premières rondes éliminatoires.

 

 

Exit le Lightning

De loin la meilleure formation de la première ronde. La série a été épique, physique, chaudement disputée. Je ne sais pas vous autres, mais moi j’ai quelques cheveux blancs supplémentaires suite à sa conclusion. Josh Anderson a été dominant, brillant, épeurant. Les joueurs de Tampa ont été fidèles à leur réputation en enchaînant les coups vicieux et en multipliant les gestes d’intimidation, mais soulignons le fait que le CH a finalement tenu son bout et a su montrer la porte à Kucherov et sa bande de malfrats. Mon seul regret, c’est de ne pas avoir vu les membres du premier trio en bédaine, une bière à la main, pour la conférence de presse finale. Au moins on a eu Danault et sa pizza…

 

Bye bye Buffalo

Sont gros, sont forts, mais… sont morts. Ça n’a pas été facile, mais les Dieux du hockey étaient encore de notre bord pour la deuxième ronde. Je m’attendais à une série à l’image de la première ronde : violente. Or, il n’en fut rien. Anderson (moins visible tout de même) et Xhekaj ont rapidement eu le haut du pavé en matière d’intimidation et les joueurs des Sabres se sont tenus drôlement tranquilles pour le reste de la série. Je tiens toutefois à exprimer mon respect à l’équipe de Buffalo qui, après une disette de 14 longues années, faisait un retour en séries éliminatoires. J’étais très content de les revoir (et surtout de ne pas voir les Maple Leafs) pendant l’après-saison. Lâchez pas les partisanes et les partisans, ce n’est que partie remise pour l’année prochaine!

 

Et maintenant la Caroline

Eux autres aussi font peur avec leur rutilante fiche de 8-0 dans les deux premières séries éliminatoires. Mais bon, c’était contre les Sénateurs et les pauvres Flyers… Deux équipes ayant des difficultés devant le filet et en défense. Rien à voir avec l’opposition et le défi relevé par Canadiens. Certes, les joueurs des Hurricanes (le logo le plus affreux de la ligue en passant) seront reposés après 12 journées d’inactivité, mais se pourrait-il que cette pause ait en quelque sorte refroidi un peu leur ardeur? Je pense que nos Habs sauront canaliser leur belle énergie du moment et renverser à nouveau les prédictions en battant l’équipe de la Caroline. Je dis Canadiens en 6. Vous l’aurez lu ici en premier.  Tant qu’à être dans les prédictions du carré d’as, je dis Vegas en 6 également. Hart transportera l’équipe jusqu’en finale où il s’écrasera devant coach St-Louis et sa troupe. On a le droit de rêver non ?

 

Chapeau les filles !

Canadiens fait malheureusement beaucoup d’ombre du côté de la LPHF. Vous ne le saviez peut-être pas, mais La Victoire vient de remporter sa toute première coupe Walter et ce, malgré la blessure affectant Laura Stacey. C’est tout un exploit considérant que Montréal a choisi d’affronter (une autre innovation) l’équipe championne le Frost du Minnesota dès la première ronde. Sans grande surprise, Marie-Philip Poulin a dominé le classement des joueuses et a su maintenir ce niveau d’excellence pour battre à nouveau la gardienne Gwyneth Philips de la Charge d’Ottawa qui affichait un ronflant pourcentage d’arrêt de 0.942 en 7 parties avant la grande finale.

J’espère de tout cœur que cet exploit et cette résilience inspireront plusieurs petites filles qui marcheront éventuellement dans leur trace pour assurer la relève.