Les Pas-si-Grandes-Entrevues

Hugo Boulanger, responsable des communications, de la mobilisation et de la gestion interne
Invitée: Jolyane Miron-Beauséjour (Département de soins infirmiers)

 

HB : OK, aujourd’hui j’ai décidé de sortir des sentiers battus et de t’offrir une entrevue sous la thématique de soins infirmiers. Est-ce que ça te va?

JMB : ah… bin oui ça fitte!

HB : En fait, c’était pas vraiment un choix… Nouvelle résolution de l’année : être plus poli. En apparence en tout cas.

JMB : ah ok ouin.

HB : Si tu pouvais donner une « prescription » à tes collègues pour survivre à une longue journée de travail, des stages mettons, qu’est‑ce qu’il y aurait dessus ?

JMB : Des bonbons! Tu voulais pas vraiment un médicament right?

HB : Pour moi ça? Bin là, ça dépend du médicament je dirais… Des fois je ne suis pas trop regardant sur la substance m’a te dire…

JMB: Bin non niaiseux, tu parlais de donner une prescription À MES COLLÈGUES…

[NDLR: Jolyane n’a pas traité Hugo de niaiseux et ce, même si elle le pensait probablement. C’est du théâtre, souvenez-vous…]

HB : Ah ça… non. Mais tu parlais de bonbons, de quelle sorte exactement?

JMB : Hummmm… J’irais avec des Sweet Sixteen, y’a en pas de meilleurs et c’est québécois en plus, Mondoux me semble, c’est que je prône l’achat local…

HB : Très beau geste en effet même si c’est du péché gélifié on va se le dire…  Jolyane, lors de la dernière entrevue avec une technologiste médicale, on en a vu de toutes les couleurs avec les échantillons biologiques. De ton côté, quelle a été la plus repoussante des situations que tu as vécues ? Professionnellement devrais-je préciser…

JMB : Oh… Je dirais les dentiers. Sans hésiter. Je ne suis juste pas capable. Tsé des fois faut les enlever nous-même… ça vient souvent avec un filet de bave, ark c’est dégueu!

[Jolyane mime habilement un dégobillage bien senti, elle a du talent, faut le souligner]

HB : Sans compter les risques de morsures non? Dis-moi, n’eût été de ton engagement en soins infirmiers, dans une autre vie, tu serais devenue quoi… et pourquoi c’est pas air-guitariste ou chanteuse professionnelle de karaoké?

JMB : C’est drôle que tu dises ça parce que je m’adonne au chant figure-toi. J’aurais peut-être même pu tenter ma chance à la Voix ou une affaire de même… Mais je ne pense pas avoir vécu assez de drame dans ma vie pour être sélectionnée… Mais le fait est que j’aime chanter ! Plus sérieusement et pour répondre à ta question, je pense que j’aurais aimé être éducatrice en loisirs parce que j’aime amener du bonheur aux gens.

HB : C’est ma mission à moi aussi !  Heille Jolyane, si ta vie était une série télé, ce serait laquelle et surtout, pourquoi?

JMB : Je dirais « Deux filles fauchées » (2 broke girls). C’est vraiment drôle ! C’est l’histoire de deux serveuses devenues amies et qui se soutiennent mutuellement dans leurs aventures professionnelles.

HB : Tu t’identifies à elles parce que t’es cassée?

JMB: Bin non… Je dirais que c’est plus à cause de l’amitié, du support entre collègues. Tu fais exprès ou quoi?

HB : Un peu oué… Quelle compétence infirmière t’a été totalement inutile dans la vraie vie… mais que tu es quand même fière de maîtriser ?

JMB : Je maîtrise l'histoire des soins infirmiers (Florence Nightingale pis toute la patente), mais ce n’est pas toujours d’une grande aide quand vient le temps d’installer un cathéter mettons. J’dis ça, mais, y’a pas d’étudiantes ou d’étudiants qui vont lire ça toujours?

HB : Bin non, aucun danger… (Tousse, tousse).

[un ange passe]

HB : Continuons, veux-tu? Les longs silences, j’aime pas trop… Celle-là, c’est une classique: quel est ton passe-temps secret qui surprendrait complètement ta cohorte d’étudiant.es ?

JMB : Chanter, j’te l’ai dit tantôt!!

HB : Ok… s’cuse, j’pensais que tu me niaisais avec tes histoires de La Voix… Que chantes-tu d’abord?

JMB : De tout: du francophone, de l’anglophone, du country, mais pas d’opéra, de punk ou pis de métal non plus.

HB : De la musique normale quoi. Pas de cri guttural, de grognement ou du monde qui parle vite sur du beat c’est ça?

JMB : On pourrait dire ça de même… Mais bon, je ne veux pas choquer les gens qui aiment ce genre de musique.

HB : Oh je sais, c’est moi qui a dit ça, ne t’inquiète pas. Y’a pas un métalleux qui va venir te tanner promis. Maintenant, si on te donnait une journée sans aucune obligation, où te trouverait‑on ?

JMB : Dans le bois ou en haut d’une montagne. J’adore la randonnée. Ça me permet de faire le vide, de contempler les beautés de la nature.

HB : Excellent choix. Simple, peu coûteux, bon pour la santé. Pas mal mieux que moi avec ma PS5… Poursuivons. Quelle est la question la plus étrange ou la plus drôle qu’un étudiant t’a déjà posée ?

JMB :  Je débute, je ne reçois donc que des questions brillantes! Plus sérieusement, je ne pense pas encore avoir fait face à assez de volume pour pouvoir en identifier une précisément...

HB : Ça va venir, rassure-toi ! On ne le dit pas assez, mais on aime bien taquiner la communauté étudiante. Faut dire qu’ils font la même affaire envers nous tsé… Pour conclure, est-ce que tu es native de la région? Si oui, de quel coin? Si non, quelles sont les raisons qui t’ont amenées à Rimouski?

JMB : Je suis originaire des Laurentides : Ste-Agathe-des-Monts. La beauté de la région du Bas-St-Laurent c’est ce qui m’a attirée par ici. Ça et la possibilité d’acheter une fermette! Je viens tout juste d’en acquérir une d’ailleurs.

HB : Donc gentlewoman-farmer-infirmière-enseignante-chanteuse et qui ne vient pas de Lanaudière en plus, on peut dire que tu te distingues !!!  Merci beaucoup de t’être prêtée au jeu et attention à ton nouveau vedettariat !

JMB : Haha oui, je devrais être capable de gérer !